CHAPITRE XVI

Belgarath vociférait toujours lorsqu’ils regagnèrent leurs appartements.

— Je me suis pris à mon propre piège, pesta-t-il. Nous aurions dû ouvrir les yeux du roi avant de tuer son chouchou.

— Qu’as-Tu combiné, Vénérable Ancien ? demanda Cyradis.

Elle mangeait un frugal repas, assise à la table, Toth debout derrière elle dans une attitude protectrice.

— Naradas a défunté, répondit le vieux sorcier, et le roi porte son deuil. Parti comme c’est, il mettra des semaines à reprendre assez le dessus pour me montrer cette carte.

Le visage de la sibylle se figea et Garion eut l’impression d’entendre murmurer cet étrange esprit de groupe.

— J’ai l’autorisation de T’aider, Vénérable Ancien, annonça-t-elle. L’Enfant des Ténèbres a transgressé le commandement que nous lui avions imposé en lui précisant sa tâche. Elle a dépêché son acolyte ici au lieu d’y venir en personne. Certaines contraintes qui m’étaient imposées sont donc levées. Je vais envoyer chercher quelqu’un qui va nous aider.

Elle s’appuya au dossier de sa chaise et dit quelques mots à Toth. Celui-ci acquiesça et quitta discrètement la pièce.

— Que préparez-vous au juste ? s’enquit Silk.

— Il serait malavisé de ma part de Te le dire à l’avance, Prince Kheldar. Pourrais-Tu néanmoins t’informer de l’endroit où repose la dépouille de Naradas ?

— Sans problème, répondit-il en sortant à son tour.

— Quand le Prince Kheldar reviendra avec l’information requise, je Te demande, Roi de Riva, et Toi, Empereur de Mallorée, de persuader le roi de vous accompagner à minuit près de son défunt ami, car certaines vérités lui seront révélées qui pourraient alléger son chagrin.

— Ah, Cyradis, soupira Beldin, pourquoi faut-il toujours que vous compliquiez les choses ?

— C’est l’un de mes rares plaisirs, doux Beldin, murmura-t-elle avec un timide sourire. Parler par énigmes amène les autres à peser plus soigneusement mes paroles et j’aime assez sentir la compréhension se faire lentement jour en eux.

— Sans compter que c’est assez exaspérant pour les autres en question.

— Il se peut que cela entre en ligne de compte, acquiesça-t-elle effrontément.

— Tu vois, Belgarath, elle est peut-être humaine, au fond, risqua Beldin.

Silk revint une dizaine de minutes plus tard.

— Je l’ai trouvé, annonça-t-il d’un petit ton finaud. Ils ont dressé un catafalque dans la chapelle de Chaldan, au rez-de-chaussée. Je suis allé voir de quoi il avait l’air et je peux vous dire qu’il est bien mieux les yeux fermés. Les funérailles sont prévues pour demain. Ils craignent probablement que sa charogne ne se garde pas avec cette chaleur.

— Quelle heure est-il à Ton avis, bon Maître Durnik ? questionna la sibylle.

Le forgeron s’approcha de la fenêtre et scruta les étoiles.

— Pas loin d’une heure avant minuit, répondit-il.

— Allez-y, donc, Belgarion, Zakath, et usez de votre force de persuasion. Il est essentiel que le roi soit dans cette chapelle à minuit.

— Il y sera, Sainte Sibylle, lui promit le Malloréen.

— Nous l’y traînerons par les cheveux s’il le faut, renchérit Garion.

— Elle aurait tout de même pu nous dire ce qu’elle mijote, grommela Zakath, une fois dans le couloir. Ça nous aurait peut-être permis de convaincre le roi plus aisément.

— Mouais. A moins qu’il ne rejette tout ça en bloc, objecta Garion. Je pense que Cyradis prépare quelque chose d’assez exotique, et il y a des gens sceptiques, vous savez.

— Comme vous dites ! acquiesça Zakath avec un petit rire.

— Sa Majesté ne veut point être dérangée, répondit l’un des hommes de garde à la porte du roi lorsqu’ils demandèrent audience.

— Il est d’une extrême importance que nous lui parlions, rétorqua Garion.

— Je vais, plaider votre cause, Sire Chevalier, mais Sa Majesté est fort affectée par le trépas de son ami.

Le garde revint quelques instants plus tard.

— Sa Majesté consent à recevoir ses champions mais vous implore d’être brefs. Sa souffrance est extrême.

— Bien sûr, promit Garion avec componction.

La décoration des appartements du roi de Perivor relevait de ce que l’on appelle « l’horreur du vide ». Oldorin était assis dans un fauteuil profond comme un tombeau et lisait un mince opuscule à la lumière d’une unique chandelle. Il avait les yeux rouges et tout indiquait qu’il avait pleuré toutes les larmes de son corps.

— Un ouvrage fort consolant, dit-il en levant son livre pour le leur montrer. Mais il n’apaise guère notre chagrin. En quoi pouvons-nous, Preux Chevaliers, vous être utile ?

— Nous sommes venus, doux Sire, Te présenter nos condoléances, commença prudemment Garion. Sois assuré que les premiers assauts du chagrin sont toujours les plus violents. Le temps allégera sans nul doute Ta peine.

— Onc ne la bannira totalement, Sire Chevalier.

— Hélas, trois fois hélas… Ce que nous sommes venus Te demander, doux Sire, peut paraître cruel à la lumière des événements, et point n’aurions osé faire intrusion dans Ta douleur si l’affaire n’était d’une suprême urgence – moins pour nous que pour Toi, en vérité.

— Parle, mon champion, ordonna le roi, et une faible lueur d’intérêt fit briller ses yeux.

— Certains faits doivent T’être révélés cette nuit-même, et ne sauraient l’être qu’en présence de Ton défunt ami.

— C’est impensable, Sire Chevalier, lança le roi d’un ton sans réplique.

— Nous avons reçu, de la bouche même qui Te doit révéler ces faits, l’assurance qu’ils pourraient dans une certaine mesure atténuer Ton chagrin. Erezel était Ton plus cher ami ; il n’aurait point voulu que Tu souffres indûment.

— Sans doute… C’était un homme de cœur.

— De grand cœur, renchérit Garion comme s’il suçait un citron.

— Tu as peut-être, ô Sire, une autre raison, plus personnelle, de Te rendre auprès de Maître Erezel, ajouta Zakath. La mise au tombeau doit avoir lieu, ce me semble, demain. Toute la cour assistera à la cérémonie. La nuit T’offre l’occasion de lui rendre en privé un ultime hommage et de graver dans Ta mémoire ses traits bien-aimés.

— Tu lis dans notre âme à livre ouvert, Sire Chevalier, admit le roi après réflexion. Tout en redoutant que cela nous soit un déchirement, nous souhaitons en vérité contempler une dernière fois ce visage tant aimé. Adoncques, allons nous recueillir sur la dépouille de notre ami.

Il se leva et les mena par les couloirs obscurs, vers la chapelle de Chaldan, le Dieu-Taureau des Arendais.

L’unique cierge placé sur la bière, à la tête du cadavre, baignait la salle d’une lueur sinistre. Une draperie tissée d’or couvrait le corps inerte du Grolim jusqu’au torse. Ses traits étaient détendus, comme apaisés. Sachant ce qu’il savait de la carrière de Naradas, Garion vit dans cette sérénité apparente une suprême ironie.

— Nous garderons, doux Sire, la porte de la chapelle afin que nul ne trouble Ton recueillement, annonça Zakath en ressortant, Garion sur ses talons.

— Je vous ai trouvé très bien, commenta le jeune roi de Riva en fermant la porte derrière lui. A la fois sobre et compatissant, vraiment très, très bien.

— Vous ne vous en êtes pas mal sorti non plus, approuva Zakath. Enfin, sobres ou non, nous avons réussi à le traîner ici, et c’est tout ce qui compte.

Les autres arrivèrent un quart d’heure plus tard.

— Il est là ? demanda Belgarath.

— Oui. Nous avons dû déployer des trésors de persuasion et d’éloquence, mais il a fini par céder à nos arguments.

Cyradis était flanquée d’une silhouette encapuchonnée de noir – sans doute une femme, et probablement une Dalasienne, mais c’était la première que Garion voyait vêtue autrement que de blanc.

— Voici la personne qui va nous aider, déclara la sibylle. Allons-y, car l’heure est proche.

Garion ouvrit la porte et les mena dans la chapelle.

Le roi leva les yeux, surpris.

— Ne sois point troublé, Oldorin de Perivor, commença Cyradis. Ainsi que Te l’ont dit tes Champions, nous venons Te révéler des vérités qui apaiseront Ton chagrin.

— Nous Te sommes, Gente Dame, reconnaissant de Tes efforts, mais les croyons perdus d’avance. Notre chagrin ne saurait être atténué ou banni. Ici repose notre plus cher ami, et notre cœur gît pour jamais avec lui, sur cette dalle glacée.

— Ton héritage, Roi de Perivor, est en partie dalasien, reprit la sibylle. Tu sais que nombre d’entre nous ont certains dons. Celui que Tu appelles Erezel ne t’a pas tout dit. J’ai fait venir une personne qui l’interrogera avant que son âme ne se perde dans les ténèbres.

— Une nécromancienne ? Vraiment ? Nous en avons entendu parler mais n’en avons jamais vu pratiquer leur art.

— Sais-Tu que celles qui disposent de ce don ne peuvent proférer autre chose que la vérité révélée par les esprits ?

— C’est ce que nous nous sommes laissé dire, en effet.

— Je Te confirme que c’est la vérité même. Sondons l’esprit de cet Erezel et voyons quelle vérité il nous révélera.

La femme encapuchonnée de noir s’approcha du cadavre, posa ses mains pâles, fines, sur sa poitrine, et Cyradis commença l’interrogatoire.

— Qui es-tu ?

— Naradas est mon nom, répondit la silhouette en noir, d’une voix caverneuse, haletante. Je viens de Darshiva. J’étais le grand prêtre grolim du Temple de Torak à Hemil.

Le roi regardait alternativement Cyradis et le corps inerte de Naradas avec une stupeur voisine de la stupéfaction.

— Qui servais-tu ? reprit la sibylle.

— Je servais l’Enfant des Ténèbres : Zandramas, la prêtresse grolime.

— A quelle fin es-tu venu dans ce royaume ?

— Ma maîtresse m’a envoyé ici chercher une certaine carte et retarder la venue de l’Enfant de Lumière à l’Endroit-qui-n’est-plus.

— Et par quels moyens comptais-tu y parvenir ?

— J’ai approché le roi de cette île, un homme stupide et vain, et l’ai enjôlé. Il m’a montré la carte que je cherchais, et j’y ai vu une merveille que mon ombre a aussitôt transmise à ma maîtresse. Elle sait maintenant où doit se tenir l’ultime rencontre. J’ai profité de la crédulité du roi pour lui faire faire diverses choses qui ont retardé l’Enfant de Lumière et ses compagnons afin que ma maîtresse arrive avant eux à l’Endroit-qui-n’est-plus, évitant ainsi d’abandonner le choix à certaine sibylle dont elle se défie.

— Pourquoi ta maîtresse n’a-t-elle point accompli elle-même la tâche qui lui incombait ? demanda froidement Cyradis.

— Zandramas avait d’autres préoccupations. J’étais son bras droit. Je n’ai rien fait qu’elle n’aurait fait elle-même.

— Son esprit, Sainte Sibylle, s’abîme dans le néant, fit la nécromancienne d’une voix plus normale. Questionne-le vite car je ne serai bientôt plus en mesure d’en obtenir de réponse.

— Quel est cet empêchement qui a dissuadé ta maîtresse de venir ici en personne ainsi qu’elle en avait reçu l’ordre ?

— Un grand-prêtre Grolim nommé Agachak était venu du Cthol Murgos chercher l’Endroit-qui-n’est-plus dans l’espoir de supplanter ma maîtresse. Il était le dernier de notre race qui eût le pouvoir de la défier. Elle l’a affronté et vaincu près du désert de Finda.

La voix sépulcrale se brisa et un gémissement désespéré s’échappa de la bouche de la nécromancienne.

— Zandramas ! hurla la voix. Tu m’avais dit que je ne mourrais pas ! Tu m’avais promis, Zandramas !

Puis ce fut comme si ses paroles sombraient dans un abîme insondable. La tête de la femme en noir retomba sur sa poitrine et elle se mit à trembler de tous ses membres.

— Son esprit a fui, Sainte Sibylle, dit-elle avec une infinie lassitude. La minuit est passée. Il est pour jamais hors d’atteinte.

— Grâce te soit rendue, dit simplement Cyradis.

— J’espère, Sainte Sibylle, avoir pu T’aider, si peu que ce soit, dans la tâche qui est la Tienne. Permets-moi, à présent, de me retirer. Le contact avec cet esprit au désespoir m’a affligée plus que je ne saurais dire.

Cyradis acquiesça d’un hochement de tête et la nécromancienne s’éloigna sur la pointe des pieds.

Le roi de Perivor, le visage de cendre mais la mâchoire crispée dans une expression déterminée, s’approcha de la bière et arracha la draperie dorée qui couvrait Naradas.

— Une guenille, vite ! grinça-t-il entre ses dents. Je ne veux plus voir la tête de cette ordure !

— Je vais chercher quelque chose, murmura Durnik avec compassion.

Il quitta la chapelle tandis que ses compagnons entouraient silencieusement le roi. Celui-ci s’était détourné du cadavre et contemplait un point situé loin derrière eux en serrant et desserrant les poings.

Le forgeron revint quelques instants plus tard avec un vieux sac de toile taché de rouille et de moisissure.

— Cette loque bouchait un trou à rats, dit-il. N’est-ce pas plus ou moins ce que voulait Sa Majesté ?

— Ce sera parfait, mon ami. Veuille, s’il te plaît, le jeter sur la face de cette charogne. Je déclare solennellement que ce traître n’aura pas d’obsèques. Un fossé et quelques pelletées de terre seront son tombeau.

— Plusieurs pelletées, Majesté, objecta prudemment Durnik. Il a déjà suffisamment corrompu votre royaume. Vous ne tenez sûrement pas à ce qu’il le pollue davantage, n’est-ce pas ? Laissez-moi faire, je vais m’en occuper.

— Grand merci, mon ami. Veille, je te prie, à ce qu’il soit enfoui face contre terre.

— Comptez sur nous, Majesté, promit Durnik.

Toth l’aida à enlever la carcasse de Naradas du catafalque, puis à le traîner hors de la chapelle, ses pieds chaussés de sandales rebondissant peu protocolairement sur les dalles.

— Alors comme ça Agachak est mort, murmura Silk. Urgit sera fou de joie d’apprendre ça. Hé, Zakath, vous ne voudriez pas lui envoyer un messager pour lui annoncer la bonne nouvelle ?

— Entre votre frère et moi, ce n’est pas encore la détente, Kheldar.

— Qui êtes-vous tous ? demanda Oldorin. Cette prétendue quête n’était-elle qu’un subterfuge ?

— Le moment est venu de révéler notre identité, déclara gravement Cyradis. Le besoin de dissimulation est à présent passé, car les espions que Zandramas avait infiltrés au palais à l’insu même de Naradas ne peuvent plus entrer en communication avec elle maintenant qu’il a cessé d’être.

— Ça, c’est du Zandramas tout craché, marmonna Silk. Elle n’a même pas confiance en elle-même.

Garion et Zakath enlevèrent leur heaume avec soulagement.

— Je sais que votre royaume est très isolé, Majesté, commença Garion, retrouvant sa façon de parler normale. Que savez-vous du monde extérieur ?

— Il arrive que les marins relâchent dans ce port. Ils nous apportent des nouvelles en même temps que des marchandises.

— Et que savez-vous des événements qui ont jadis ébranlé le monde ?

— Nos ancêtres avaient apporté de nombreux livres avec eux, Sire Chevalier, car les heures sont longues en mer. Parmi ces livres se trouvaient des ouvrages d’histoire que j’ai lus.

— Tant mieux. Ça simplifiera peut-être un peu les choses. Je suis Belgarion, le roi de Riva, déclara Garion en guise de présentation.

— Le Tueur de Dieu ? hoqueta le roi en ouvrant de grands yeux.

— Je vois que vous avez entendu parler de cette affaire, commenta le jeune homme avec un petit sourire amer.

— Le monde entier a entendu parler de cet événement. As-Tu, en vérité, tué le Dieu des Angaraks ?

— J’en ai bien peur. Mon ami ici présent est Kal Zakath, l’empereur de Mallorée.

— Que peut-il se passer de si grave en ce monde pour vous persuader de renoncer à une haine ancestrale ? balbutia le roi.

— J’y arrive, Majesté. Celui de nos compagnons qui est allé enterrer Naradas est Durnik, le dernier disciple en date du Dieu Aldur. Voici Beldin, un autre disciple, et l’homme aux favoris d’argent est Belgarath le sorcier.

— L’Homme Eternel ? avança le roi, incrédule.

— Tu ne devrais pas insister aussi lourdement, Garion, fit Belgarath d’un ton funèbre. Il y a des gens que ça ennuie.

— Ça fait gagner du temps, Grand-père. La grande dame à la mèche blanche est la fille de Belgarath, Polgara la Sorcière. La petite aux cheveux roux est Ce’Nedra, ma femme. La jeune femme blonde est la margravine Liselle, la nièce du chef des services secrets drasniens, et la fille aux yeux bandés qui vous a révélé la vérité sur Naradas est la Sibylle de Kell. Le grand gaillard qui la conduit et qui est parti avec Durnik est Toth, son guide, et voici le prince Kheldar de Drasnie.

— L’homme le plus riche du monde ?

— Peut-être pas tout à fait, Majesté, protesta Silk d’un petit ton modeste. Mais je m’efforce d’y parvenir.

— Ce jeune homme s’appelle Essaïon. C’est un ami très cher.

— Je suis terrifié de me trouver en si auguste compagnie. Lequel d’entre vous est l’Enfant de Lumière ?

— Ce fardeau pèse sur mes épaules, Majesté, soupira Garion. Il en est surtout question dans l’histoire et les prophéties aloriennes, mais vous savez peut-être qu’à plusieurs reprises, dans le passé, l’Enfant de Lumière et l’Enfant des Ténèbres se sont affrontés. Nous nous apprêtons à l’ultime rencontre, celle qui décidera du sort du monde. Nous cherchons actuellement l’endroit où doit avoir lieu cette rencontre.

— Adoncques, Ta quête, Roi Belgarion, est plus terrible encore que je ne l’imaginais. Je T’aiderai par tous les moyens à ma disposition. Cet immonde Grolim m’a incité à vous retarder. Si peu que je puisse vous aider, je le ferai pour réparer cette erreur. J’enverrai pour Toi mes vaisseaux chercher l’endroit de la rencontre, où qu’il se puisse trouver, des plages d’Ebal aux récifs de Korim.

— Les récifs de quoi ? s’exclama Belgarath.

— Korim, Vénérable Belgarath. Ils sont situés au nord-ouest de l’île. Ils figurent sur la carte que Tu cherchais. Regagnons mes appartements, et je vous la montrerai.

— Je pense que nous sommes enfin au bout de nos peines, nota Beldin. Dès que tu auras jeté un coup d’œil sur cette carte, Belgarath, tu pourras rentrer chez toi.

— Qu’est-ce que tu racontes ?

— C’est là que s’achève ta mission, vieux sorcier. Enfin, tu ne nous auras pas été complètement inutile.

— Tu me permettras de vous accompagner, tout de même ?

— Si tu veux, fit Beldin avec un sourire exaspérant, mais nous ne voudrions pas t’empêcher de vaquer aux occupations vitales auxquelles tu as renoncé pour nous donner ce petit coup de main.

Belgarath était son plus beau jouet.

En se retournant vers la porte de la chapelle, Garion vit que la louve était assise dans l’entrée de la porte. Ses yeux d’or étincelaient et elle déroulait la langue en quelque chose qui pouvait passer pour un sourire.

La sibylle de Kell
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